mercredi 9 septembre 2009

Muffins fromagers aux carottes et graines de courge

D'aucun diront que je fonctionne par lubies, d'abord les confitures, maintenant les muffins... Hé bien, soit, je l'admets ! Dans l'une de mes nombreuses tentatives de faire manger à l'Homme des légumes, il y a cette recette de muffins salés qui s'est avérée plutôt concluante, tout ça voyez-vous grâce à la présence de fromage.

Car au Pays de l'Homme, il n'est nul légume ni même aliment comestible sans l'ajout systématique de fromage. Et attention, par n'importe lequel : point de fromage de chèvre, de roquefort, de camembert et autres munsters fort odorants, mais un fromage magique à pâte dure qui fait des fils. Si, si. Et encore, ce n'est pas forcément gagné : "pourquoi est-ce qu'il y a plus de bouts de carottes dans mon muffin que dans le tien ?" Un grand enfant, l'Homme ? Nooooooon...


Dans le panier de la Fée
pour 6 grands enfants

1 œuf
50 ml d'huile d'olive
150 ml de lait de soja
200 gr de farine bise (T80)
1 carotte
50 gr de parmesan en copeaux
2 c.c. de moutarde à l'ancienne
2 C.S. de graines de courge
1 C.S. de sauce de soja
1 belle c.c. de poudre levante
facultatif : 1/2 c.c. de cumin en poudre

Préchauffer le four à 180°C. Dans un saladier, mélanger l'oeuf, l'huile, la moutarde, la sauce de soja et éventuellement le cumin. Incorporer progressivement la farine additionnée de levure puis le lait de soja. Ajouter le parmesan, les graines de courge et la carotte pelée et coupée en petits dés. Verser dans 6 gros moules à muffins et enfourner pour 35 mn. Aussi bon tiède que froid.

lundi 7 septembre 2009

Muffins sablés aux framboises, coeur coulant de fruits rouges

Ce qu'il y a de bien avec les framboises, c'est qu'on les récolte encore jusqu'à fin septembre. Car ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que cette petite baie rose et veloutée est sans doute mon fruit préféré... Quand je ne peux piocher dans le jardin des parents et amis, j'aime les acheter à la ferme ou les choisir moi-même à la cueillette. Non seulement on a le plaisir de manger le fruit de sa récolte, mais en plus c'est vraiment économique : adieu l'exorbitante mini-barquette de 125 gr du supermarché engloutie en moins de cinq minutes. 

Quand je ne les dévore pas toutes simplement natures, je réalise un petit pot de confiture (je n'ai rien dit...) des tartelettes ou encore des muffins. Ceux-ci sont particulièrement légers grâce à farine de riz qui donne une texture un peu sablée qui s'effrite (une farine de blé T45 à T65 conviendra aussi très bien), et très gourmands avec leur parfum d'amande et leur cœur coulant de gelée de fruits rouges... A déguster tiède absolument !


Dans le panier de la Fée
pour 6 gros muffins


1 oeuf 
200 gr de farine de riz
150 ml de lait d'amande
60 gr de sucre de canne blond

1 grosse C.S. de purée d'amande blanche
1/2 sachet de poudre levante
175 ml de framboises fraîches

6 c.c. de gelée de fruits rouges (groseille, cassis ou fruits mélangés)


Préchauffer le four à 180°C. Fouetter l'œuf avec le sucre jusqu'à ce que le mélange mousse un peu. Incorporer la purée d'amande. Ajouter en alternant la farine additionnée de poudre levante et le lait d'amande pour que le mélange reste toujours facile à travailler. Ajouter les framboises et mélanger le tout très délicatement pour ne pas les écraser. Verser un peu moins de la moitié de la pâte au fond des moules à muffins, disposer dans chacun une cuillerée de gelée de fruits rouges et recouvrir du reste de pâte. Enfourner 35 mn. Se déguste tiède de préférence pour savourer le cœur coulant.

Note : il est très important d'utiliser de la gelée et non de la confiture de fruits rouges au risque d'obtenir un effet "cratère" destructeur ! Les fruits vont bouillir pour se frayer un chemin dans la pâte et dégouliner hors du moule pour aller se coller sur la plaque et la résistance du four. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais en 35 mn de cuisson, la gelée n'a que le temps de fissurer le dessus des gâteaux en jolies arabesques violines.

vendredi 4 septembre 2009

Parfum de vacances (4) : confiture de mûres à la rose

"Quoi, encore une confiture ?" me direz-vous. Hé bien oui, mais la saison des bons fruits d'été est si courte que je la prolonge comme je peux ! Promis, ce sera ma dernière recette de confitures avant un bon moment ;-) Et puis l'automne s'installe lentement mais sûrement avec ses températures matinales fraîches, et d'autres parfums seront très prochainement invités sur ce blog.
En attendant, pour ce dernier billet souvenir de vacances, j'ai voulu conserver la saveur des mûres cueillies douloureusement dans les haies campagnardes. Quant à la rose, qui se marie très bien avec les fruits rouges, c'est un de mes parfums de fleurs chouchous avec la lavande, le jasmin, le sureau, et l'oranger. J'ai choisi un hydrolat naturel, mais une eau de rose aromatisée achetée dans une épicerie orientale peut faire l'affaire.
Vous verrez, cette recette est idéale pour débuter dans les confitures, car rien n'est plus simple qu'une confiture de mûres : elle prend très vite et très bien, aussi une longue cuisson est inutile. Je vous déconseille fortement d'ajouter un gélifiant comme l'agar-agar ou même d'utiliser du sucre spécial confiture type Gelsuc sous peine d'obtenir un vrai bloc de béton armé ! Par ailleurs, les fruits réduisent très peu à la cuisson et restent entiers, donc rien ne vous empêche de passer un coup de mixeur si vous souhaitez une texture plus fine.


Dans le panier de la Fée
pour environ 2 pots :

400 gr de mûres sauvages
200 gr de sucre de canne blond
1 C.S. d'hydrolat de rose

Rincer délicatement les mûres sous l'eau fraîche. Les verser avec le sucre dans une casserole à fond épais, chauffer sur feu doux jusqu'à ce que les fruits rendent leur jus et laisser mijoter 20 minutes. Retirer du feu, ajouter l'eau de rose et mélanger intimement. Verser dans des pots en verre soigneusement lavés et ébouillantés, visser les couvercles et retourner les pots jusqu'à complet refroidissement. Les pots non entamés se conservent jusqu'à un an au réfrigérateur.