Autant vous prévenir de suite, il est inutile de vous précipiter dans votre magasin bio pour vous procurer la toute nouvelle purée d'oléagineux à base de noix, elle n'existe pas ! Si amandes, noisettes et autres cacahuètes donnent une crème goûteuse, il est impossible de conditionner de la purée de noix car celle-ci rancit très vite. C'est pourquoi je vous en propose aujourd'hui une version maison à conserver au frais et à consommer sous quelques jours.
J'ai globalement suivi la méthode de Virginie. Le processus est assez long (compter une bonne heure) mais au final on obtient une belle pâte onctueuse. On peut bien entendu procéder de la même façon pour obtenir de la purée de noisettes ou d'amandes, elle sera bien plus économique que celle du commerce. Pour plus d'informations, je vous invite à consulter la section purée d'oléagineux du site "C fait maison", vraiment complet pour savoir comment réaliser toutes sortes de préparations végétales.
Mais revenons-en à notre carrot cake. Dans la série "je camoufle des légumes dans les desserts", vous me direz que je suis loin d'avoir inventé l'eau chaude avec mon gâteau, le carrot cake étant une spécialité britannique. Au final, on obtient un gâteau moelleux et bien parfumé, où le parfum des carottes reste discret (ce qui peut s'avérer utile). Mais si vous le souhaitez, vous pouvez encore ajouter une belle carotte, pour plus de parfum.
Et pour des cookies aux carottes, je vous invite à regarder ce billet de Lilie !
Ingrédients
pour un moule de 22 cm de diamètre
3 œufs
125 gr de sucre roux
75 ml de lait de soja
5 carottes râpées
1 c.c. de cannelle
1 c.c. de vanille en poudre ou liquide
5 C.S. de purée de noix (réalisée à partir d'une trentaine de noix)
225 gr de farine blanche (T45 à T65)
75 gr de farine intégrale (T150)
1/2 sachet de poudre levante
Battre les œufs avec le sucre. Ajouter les épices, le lait, les carottes et la purée de noix. Incorporer peu à peu les farines avec la poudre levante. Enfourner 35 mn à 180°C.
jeudi 22 avril 2010
lundi 19 avril 2010
Déjeuner champêtre à la Léonardsau
Dimanche dernier, avec le soleil rayonnant, impossible de ne pas sortir. Nous avons eu une envie irrépressible de pique-nique au vert. Et puisque cela faisait un bon moment que nous n'étions pas venus dans ce lieu magique, nous avons emmenés notre panier de provisions au domaine de la Léonardsau. Une visite vous tente ? Suivez-moi...
Ce château et son parc nichés derrière le village de Saint-Léonard sont un vrai refuge, un "ailleurs" comme hors du temps pour tous les promeneurs souhaitant rêvasser au calme, au vert.
Le parc, immense, abrite des jardins de différents styles. Un pur régal pour les yeux...
Le château lui-même fut fermé à la visite en 2003 à cause de son état vétuste. Sa dégradation ne cesse d'empirer mais malheureusement le domaine ne suscite pas assez d'intérêt pour que la commune ou une association prenne en charge le coût de sa rénovation...
Il est bien triste de voir une telle merveille dans cet état, mais l'ensemble a un petit côté sauvage et lugubre qui n'est pas sans me déplaire...
Puis nous avons enchaînés avec une salade d'épinards au vinaigre balsamique, avec fruits de mer et des crevettes dont l'Homme raffole particulièrement, et des bâtonnets de concombres et de carottes trempés dans une mayonnaise légère pour moi.
Pour le dessert, j'ai simplement emporté des yaourts maison à la violette, tout simplement aromatisés avec un sucre parfumé, parsemé de fleurs de violettes séchées. Pour les accompagner, j'avais confectionné des biscuits au pavot bleu et aux pétales de bleuet. Je vous avouerais qu'il s'agit plus ici du visuel séduisant de ces pétales que d'un réel apport gustatif. En tout cas, avec trois farines différentes et le croquant des graines de pavot, ils étaient tout de même très bons. Et ce sera leur recette que je vais vous donner, pour clore ce billet un peu spécial...
Sablés aux trois farines, pétales de bleuet et pavot
Pour 25 à 30 sablés
2 œufs
125 gr de sucre roux
80 gr de beurre A.O.C.
125 gr de farine d'avoine
125 gr de farine de riz complet
125 gr de farine T65
3 C.S. de graines de pavot bleu
4 C.S. de pétales de bleuet séchés
Dans un saladier, casser les œufs et les fouetter avec le sucre. Ajouter le beurre bien ramolli, les graines de pavot et les pétales de bleuet. Incorporer progressivement les farines. Prélever de petites boules de pâte que l'on aplatit sur 1/2 cm d'épaisseur, sur une plaque garnie de papier cuisson. Enfourner 15 mn à 175°C.
Ce château et son parc nichés derrière le village de Saint-Léonard sont un vrai refuge, un "ailleurs" comme hors du temps pour tous les promeneurs souhaitant rêvasser au calme, au vert.
Le parc, immense, abrite des jardins de différents styles. Un pur régal pour les yeux...
Le château lui-même fut fermé à la visite en 2003 à cause de son état vétuste. Sa dégradation ne cesse d'empirer mais malheureusement le domaine ne suscite pas assez d'intérêt pour que la commune ou une association prenne en charge le coût de sa rénovation...
Il est bien triste de voir une telle merveille dans cet état, mais l'ensemble a un petit côté sauvage et lugubre qui n'est pas sans me déplaire...
Et le pique-nique dans tout cela ?
Hé bien, j'avais préparé un pain au quinoa, aux olives et au fromage, qui n'est en fait qu'une adaptation de ma recette de fougasse. J'ai simplement remplacé la farine de riz par de la farine de quinoa, les tomates séchées par plus d'olives, et ajouté une belle poignée d'emmental râpé, ainsi que 3 C.S. d'eau supplémentaires. Nous étions affamés, et l'avons littéralement engloutis, à peine installés sur notre banc de bois, au soleil...
Puis nous avons enchaînés avec une salade d'épinards au vinaigre balsamique, avec fruits de mer et des crevettes dont l'Homme raffole particulièrement, et des bâtonnets de concombres et de carottes trempés dans une mayonnaise légère pour moi.
Pour le dessert, j'ai simplement emporté des yaourts maison à la violette, tout simplement aromatisés avec un sucre parfumé, parsemé de fleurs de violettes séchées. Pour les accompagner, j'avais confectionné des biscuits au pavot bleu et aux pétales de bleuet. Je vous avouerais qu'il s'agit plus ici du visuel séduisant de ces pétales que d'un réel apport gustatif. En tout cas, avec trois farines différentes et le croquant des graines de pavot, ils étaient tout de même très bons. Et ce sera leur recette que je vais vous donner, pour clore ce billet un peu spécial...
Sablés aux trois farines, pétales de bleuet et pavot
Pour 25 à 30 sablés
2 œufs
125 gr de sucre roux
80 gr de beurre A.O.C.
125 gr de farine d'avoine
125 gr de farine de riz complet
125 gr de farine T65
3 C.S. de graines de pavot bleu
4 C.S. de pétales de bleuet séchés
Dans un saladier, casser les œufs et les fouetter avec le sucre. Ajouter le beurre bien ramolli, les graines de pavot et les pétales de bleuet. Incorporer progressivement les farines. Prélever de petites boules de pâte que l'on aplatit sur 1/2 cm d'épaisseur, sur une plaque garnie de papier cuisson. Enfourner 15 mn à 175°C.
vendredi 16 avril 2010
Des légumes en dessert (2) : Terrine corail au chocolat et à la fève tonka
Les lentilles corail, avec leur saveur douce, ont pour moi une place toute trouvée dans les desserts. Il suffit de les accommoder avec les bons ingrédients pour qu'une fois réduites en purée, et alliées au chocolat, il devienne quasiment impossible de les déceler. Il est à parier que si vous faites goûter cette terrine en gardant le secret, la texture toute fondante les fera totalement oublier, ou bien on les confondra avec de la purée de marrons ! Alors chut...
Si vous n'avez pas de fève tonka, une cuillerée de cannelle en poudre se mariera très bien avec le parfum du cacao.
Dans le panier de la Fée
pour un moule à cake
1 tasse (250 ml) de lentilles corail
120 gr de chocolat noir à pâtisser
60 gr de sucre complet
150 ml de lait de soja
1 fève tonka
2 c.c. d'agar-agar
Cuire les lentilles corail dans 3 tasses d'eau frémissante pendant 20 mn, sans couvercle. A la fin de la cuisson, remuer pour répartir l'eau restante. Ajouter directement dans la casserole le chocolat cassé en morceaux, laisser fondre et remuer soigneusement. Ajouter la fève tonka réduite en poudre, le lait de soja et le sucre puis laisser refroidir quelques minutes. Verser l'agar-agar en pluie, remuer et faire frémir la préparation à feu moyen durant deux minutes. Verser dans un moule à cake et laisser complètement refroidir avant de placer au frais pour deux heures au moins. Servir la terrine coupée en tranches épaisses.
Si vous n'avez pas de fève tonka, une cuillerée de cannelle en poudre se mariera très bien avec le parfum du cacao.
Dans le panier de la Fée
pour un moule à cake
1 tasse (250 ml) de lentilles corail
120 gr de chocolat noir à pâtisser
60 gr de sucre complet
150 ml de lait de soja
1 fève tonka
2 c.c. d'agar-agar
Cuire les lentilles corail dans 3 tasses d'eau frémissante pendant 20 mn, sans couvercle. A la fin de la cuisson, remuer pour répartir l'eau restante. Ajouter directement dans la casserole le chocolat cassé en morceaux, laisser fondre et remuer soigneusement. Ajouter la fève tonka réduite en poudre, le lait de soja et le sucre puis laisser refroidir quelques minutes. Verser l'agar-agar en pluie, remuer et faire frémir la préparation à feu moyen durant deux minutes. Verser dans un moule à cake et laisser complètement refroidir avant de placer au frais pour deux heures au moins. Servir la terrine coupée en tranches épaisses.
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